C.A.F.E.
Les C.A.F.E. d'I.C.I.chevilles ouvrières du réseau des phares et balises
Bienvenue au C.A.F.E. d'I.C.I.
Chaque association locale membre du réseau des Phares et Balises, telle RadioPhare, s'organise autour d'un C.A.F.E. pour reprendre l'étymologie du sigle (Communication Acces For Everybody). Il s'agit d'un atelier ouvert à l'échelle d'un quartier, d'un village ou d'un territoire et spécialement conçu, aménagé et équipé pour accueillir localement des utilisateurs du réseau, membres de l'association, et leur donner accès au sein de celle-ci à un pôle de compétences partagées à proximité immédiate.
Objectif
Le partage des compétences contribue à faire évoluer l'association vers son objectif essentiel qui est de générer et de densifier, par cette mutualisation des ressources humaines sur un territoire donné, un réseau local étendu, intégrant les activités économiques, sociales et culturelles les plus variées et permettant ainsi aux membres de l'association de développer une véritable culture de réseau.
Service d'assistance mutuelle
Le C.A.F.E. est d'abord une véritable " station service ". Il dispose d'une ligne spécialisée haut-débit, d'un réseau local permettant de connecter un minimum d'une douzaine de machines. Il est situé à proximité immédiate d'un webmestre, membre fondateur de l'association, avec lequel il partage l'usage de la ligne spécialisée.
Les services de base accessibles au sein du C.A.F.E permettent à chaque internaute membre de l'association, et chaque fois que cela est nécessaire, d'apporter sa machine, de la connecter à l'Internet dans des conditions optimales, soit pour des opérations de maintenance ou d'installation de logiciels, soit pour bénéficier d'un transfert de savoir-faire sur un point précis organisé au sein du réseau des Phares et Balises.
Un coursier (sociétaire de la coopérative EstaFet) se tient en permanence à la disposition des utilisateurs membres de l'association ; équipé d'un petit véhicule de livraison, il s'attache en premier lieu à faciliter l'accès au C.A.F.E en allant chercher les machines, en les installant sur le réseau local puis en procédant à la manipulation inverse lorsque l'opération est terminée. Son rôle est de limiter au maximum l'indisponibilité des machines au cours de ces opérations (objectif : moins d'une heure dans chaque sens)
Animation du réseau local étendu
Au rythme de l'implantation de nouveaux services de télécommunication par des opérateurs, membres de l'association dans le collège des aménageurs, le C.A.F.E devient progressivement le coeur d'un réseau de télécommunication locale étendu.
Petit à petit les membres de l'association ont la possibilité de se raccorder au C.A.F.E par des liaisons directes et permanentes. Il devient de moins en moins nécessaire de déplacer les machines pour bénéficier des services de l'association. Cette matérialisation du réseau local accompagne la montée en charge des compétences de l'ensemble des membres de l'association.
Le lieu lui-même a alors et de plus en plus une fonction de lieu de rencontres directes entre les membres de l'association tant il est vrai que la communication à distance suppose également de ne pas faire l'impasse sur l'impérieuse nécessité de se voir face à face. Pour cette raison, la convivialité du lieu est, dès le début de l'activité, un élément essentiel de son cahier des charges.
Lieu de rencontres
L'aménagement du lieu doit le rapprocher autant que faire se peut de l'ambiance d'un café traditionnel avec cette ambiance de parlement local qui se joue dans chaque café où les gens se retrouvent spontanément en société. Il faut lire et relire les Brêves de Comptoir collectionnées par Jean-Marie Gourio pour s'en convaincre si besoin est ;-)
Le café traditionnel est une caisse de résonnance, un simple porte-voix pour reprendre l'expression de Valentin Lacambre quand il décrit ce qu'il produit. Le café fonctionne pareillement ; il ne préjuge pas du contenu, de ce qui sera dit ; il y passe du monde, il laisse passer le monde, et c'est toute la noblesse du Café du Commerce trop facilement méprisé par les raseurs de moquette abonnés aux antichambres et aux cantines ministérielles.
On va aussi bien au café lorsque l'on est seul que pour y retrouver des copains de hasard et prendre le monde à témoin. Et des cafés il y en a de toute sorte : Depuis le café du centre à Saint-Martin dans lequel on peut se confronter à la société toute crue, jusqu'au café de la Cité des Sciences et de l'Industrie, en passant par le Club de la rue Carbuccia à Bastia où, à certaines heures, des vieux sapés comme des princes jouent aux cartes et où, à d'autres, de jeunes musiciens fusionnent polyphonies et techno, sans oublier les buvettes du Sénat et de l'Assemblée Nationale.
Et tout çà forme un tout dont il est impératif de retrouver les composantes dans l'aménagement des C.A.F.E.s d'I.C.I
Bien que le C.A.F.E d'I.CI soit un lieu de petite dimension (une douzaine de places) il apparait très vite comme un lieu beaucoup plus étendu que ce que l'on pourrait supposer au premier coup d'oeil. Parce que la liaison permanente avec l'Internet dont il bénéficie lui permet d'organiser des télé-conférences (audio, video, data, web) permanente avec le réseau des C.A.F.E.s d'ICI, il permet en outre à l'enfant de cinq ans comme au vieillard bourru et technophobe qui ronge son frein de participer à des activités en réseau.
Programme de Téléconférences
Basiquement, un grand écran, une webcam de qualité, un tableau, une table d'orientation tactile permettant de choisir le lieu avec lequel on entre en liaison "full duplex", font de chaque C.A.F.E du réseau des Phares et Balises un véritable café-monde.
Champ, hors-champ, contre-champ, tout est là pour offrir en complément au sein de l'association un service de conférence qui requiert un haut niveau de technicité et restera même après le déploiement du réseau de télécommunication lcal étendu une spécificité du C.A.F.E d'I.C.I.
Ainsi, dans une telle mise en scène, ce qui se passe en un lieu peut se passer en tous les lieux et il faut imaginer le formidable travail d'animation qui peut être fait par les webmestres qui, en régie, s'attachent à stimuler les relations entre ces lieux, conservant un regard permanent et global sur l'ensemble et intervenant par petites touches pour faire vivre l'interactivité des conférences.
Parce qu'il y a des cafés de géographie, de philosophie, des cafés-concert, parce qu'il y a les soirs de finale et les lendemains d'élection, parce qu'il se dit tant de choses, les C.A.F.E.s d'I.C.I peuvent faire émerger un réseau de visio-conférence, considérée comme un des beaux-arts ;-)
Pas de la télé-conférence, du style j'ai une webcam sur mon ordinateur, tu en as une sur le tien, je te tiens tu me tiens par la barbichette...
Pas de la télé-conférence du genre je projette au monde qui s'en lassera vite l'intimité de mon appartement où le paysage que je vois de ma fenêtre.
Pas de la télé-conférence pour multinationale boutonnée jusqu'au col
Mais un festival de télé-conférences qui emportent ces lieux en réseau dans une interaction permanente et avec lesquelles n'importe qui peut jouer puisqu'il n'y a en chaque lieu qu'un porte-voix, porte-image, en service libre.
Centre de formation à distance
Le C.A.F.E. d'I.C.I participe enfin au développement d'une gamme de produits de formation à distance, essentiellement orientés sur la gestion foncière et immobilière, domaine vis à vis duquel il a vocation à faire émerger des pôles d'excellence locaux.
Outre les formations organisées et encadrées, les C.A.F.E.s proposent en libre service une large gamme de logiciels de gestion spécialisés sur les questions foncières et immobilières auxquels les membres peuvent accéder sur place ou à distance.
Financement d'un CA.F.E. d'I.C.I
Chaque membre (par ailleurs client d'un opérateur de télécommunication) contribue mensuellement au financement du C.A.F.E. de l'association sous la forme d'une avance remboursable d'un montant égal à 10% de ses charges en télécommunication.
Les opérateurs de télécommunication qui le souhaitent peuvent eux-mêmes devenir membres de l'association dans le collège des aménageurs. Ils contribuent dès lors au financement du C.A.F.E dans des proportions dont ils décident librement. Les sommes versées par les opérateurs sont affectées en priorité au remboursement des avances consenties par les autres membres de l'association.
Régulièrement des solutions globales en matière de télécommunication sont adoptées par les membres de l'association ; elles sont sélectionnées ou élaborées à partir des offres des opérateurs. La validation d'une solution qui s'impose alors à tous les membres de l'association est décidée à l'issue d'un vote en ligne au cours duquel les membres de l'association (en position d'usagers) disposent de 51% des droits de vote (tous collèges confondus) et les membres de l'association ayant statut d'opérateur de télécommunication dispose au total de 49% des droits de vote répartis entre eux au pro rata de leur contribution au financement du C.A.F.E.
Le C.A.F.E. créé à l'initiative de RadioPhare sur l'Ile de Ré jouera le rôle de prototype de telle manière que la démarche soit facile à reproduire et adapter par d'autres associations, en d'autres lieux.
Ces financements sont destinés d'abord aux investissements et aux charges fixes de fonctionnement et permettent de proposer les différents services accessibles au sein du C.A.F.E à des prix largement compétitifs et attractifs.
Webmestres d'Initiatives Coopératives d'Information
Membres des associations locales (phares et balises) dans le collège des fondateurs, les webmestres d'ici trouvent en s'investissant dans le développement du réseau des C.A.F.E.s d'I.C.I d'excellentes opportunités de créations nouvelles.
Il y a là un véritable produit polyvalent que tout webmestre souhaitant renforcer son action sur un territoire, un village, un quartier donné peut reprendre à son compte, promouvoir à proximité du lieu où il vit et devenir ainsi le professionnel internet de référence dans son environnement économique social et politique.