Constats
Lors de ces dernières décennies, de très importants changements, a priori irréversibles, ont profondément affecté pratiquement tous les éléments naturels, culturels, organisationnels, économiques et sociaux, dans lesquels vivent les êtres humains.
Ils ont été à l’origine d’une crise multidimensionnelle et systémique sans précédent, à la fois « économique », « financière », « écologique » et « sociale ».
Cette crise, désormais mondiale, peut, en effet, être considérée comme la conséquence directe des graves perturbations qui ont touché, et qui touchent encore, les deux principaux sous-systèmes interdépendants de notre « anthroposystème », entendu comme le système global, dynamique et complexe, de notre monde actuel, à savoir :
- « l’écosystème » ou « sous-système nature » (ensemble formé lui-même de deux entités en interaction et en interrelation permanentes : le « biotope », ou encore le milieu, avec ses facteurs physiques et chimiques : sol, eau, air, climat, vent, lumière, relief, et la « biocénose », ou encore l’ensemble des êtres vivants évoluant dans le biotope : espèces animales et végétales), d’une part, et
- « le sociosystème » ou « sous-système humain » (ensemble comprenant les êtres humains et l’organisation de leur vie en société sous tous ses aspects), d’autre part.
Cette crise dépasse ainsi très largement aujourd’hui les seules dimensions économiques et financières, dans lesquelles beaucoup voudraient continuer de la circonscrire. Elle ne peut donc plus se satisfaire de solutions traditionnelles, le plus souvent réduites par ailleurs aux seules capacités d’actions des États-nations (ou de leurs regroupements sous régionaux), et devenues désormais inopérantes face à l’ampleur, à la complexité et à la dimension mondiale des problèmes à résoudre… (sources)