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Coalia

coallia

C’est sous la houlette de Stéphane Hessel et André Postel-Vinay qu’est créée en 1962 l’association pour la formation technique de base des travailleurs africains et malgaches. Emanation de la Caisse Centrale de coopération économique, l’association propose aux travailleurs migrants l’apprentissage des techniques qui pourront leur être utiles dans leur pays d’origine.

Une mission vite dépassée par la réalité : les travailleurs migrants restent en France et ont besoin d’un hébergement.

Pour les accueillir décemment, l’Aftam (ancien nom de Coallia) ouvre des foyers en Ile-de-France et en Picardie notamment. La diversification se poursuit dans les années 70, quand l’association est sollicitée par les pouvoirs publics pour l’accueil des réfugiés du sud-est asiatique. L’association s’engage alors dans l’accueil des demandeurs d’asile et réfugiés issus des pays en guerre.

L’Aftam se professionnalise et ses publics évoluent. Dans les années 80, elle ouvre ses portes aux personnes fragilisées, sans emploi ou sans logement, avec Rapport d’activité 2022les premiers centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS).

Une nouvelle phase débute en 1992 avec l’ouverture de deux établissements d’un nouveau genre, destinés aux personnes en situation de handicap mental ou psychique pour l’un et aux personnes âgées dépendantes pour l’autre.

Ce nouveau pôle médico-social prend progressivement de l’ampleur au fil des reprises et des créations d’établissements.

Si Coallia vous était contée, elle vous avertirait d’emblée qu’elle n’aime pas trop cette idée. Pour elle, ce qui compte avant tout, c’est d’agir ; même si ce qu’elle fait depuis plus de soixante ans demeure méconnu de nos concitoyens. Et puis, ajouterait-elle, ne serait-il pas étrange de chercher la lumière quand il s’agit de travailler auprès de ceux qui sont qualifiés d’invisibles dans la société ? Mais une fois en confiance, l’Association serait sans doute d’accord pour se livrer un peu, raconter quelques pans de son histoire, de ses engagements, de ses réussites petites et grandes, les valeurs auxquelles elle tient et ses difficultés, aussi. « Ses difficultés ? », vous étonneriez-vous. N’est-ce pas quelque chose que les organisations préfèrent taire, d’habitude ? Pas Coallia, en tout cas. Pour elle, la difficulté, ce n’est pas l’ennemi. Elle applaudit même l’écrivain Rainer Maria Rilke quand il confie dans son ouvrage Lettres à un jeune poète que sa responsabilité est de s’en tenir à ce qui est difficile.