Ce diffèrement producteur d'une différence...
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<i>C'est l'indéterminité de la fin du </i>
Dasein
<i>lui-même (c'est-à-dire du</i>
<br/>
<i>quand et du comment de ma mort) qui commande l'ensemble de ces</i>
<br/>
<i>structures. Le </i>
Dasein
<i>qui sait sa mort la diffère, mais étant donné son</i>
<br/>
<i>indéterminité, ce diffèrement par le </i>
Dasein
<i>de sa fin engendre la</i>
<br/>
<i>différence absolue de ce </i>
Dasein
<i>par rapport à tout autre, son</i>
<br/>
<i>irréductible singularité (devant laquelle il peut tenter de fuir). Le</i>
<br/>
<i>temps est le vrai principe d'individuation, dit Heidegger, qui</i>
<br/>
<i>s'inaccomplit comme indéterminité du </i>
Dasein
<i>. Ce diffèrement</i>
<br/>
<i>producteur d'une différence est </i>
précisément
<i>ce que Jacques Derrida</i>
<br/>
<i>a décrit comme le processus d'une différance, avec ceci que chez lui,</i>
<br/>
la mise en extériorité de la trace morte surdétermine tout le processus
<i>.</i>
<br/>
<i>Or, une telle mise en extériorité originaire (qui n'est évidemment pas</i>
<br/>
<i>l'opposé d'une intériorité) n'est rien d'autre qu'une organisation de</i>
<br/>
<i>l'inorganique, c'est-à-dire une technicité.</i>
<br/>
</p>