Conclusion
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<b>Conclusion</b>
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L'émergence des sciences cognitives est le fruit de l'évolution parallèle de plusieurs
disciplines qui, jusque là, n'avaient pas l'habitude de communiquer entre elles. Elles
sont, pour la première fois depuis longtemps, l'occasion de rencontres entre cultures
scientifiques et philosophiques. Même si les travaux vraiment pluridisciplinaires sont
encore rares, des objets d'étude communs ont été définis, des concepts partagés. Tous les
chercheurs concernés ont vu leur démarche évoluer, sinon se renouveler profondément à leur
contact.
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L'enjeu est considérable : au-delà des simples programmes de recherche techniques, les
sciences cognitives sont porteuses d'un projet anthropologique, d'une nouvelle définition
de l'homme. Les réductionnismes mécanistes ou neurologiques guettent.
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Pourtant, plus la modélisation avance, plus le modèle humain semble s'éloigner. Il est
tentant de définir l'
<i>esprit</i>
comme, précisément, ce qui manque encore à toutes les simulations. Il se pourrait que, à
l'instar de la théologie négative du Moyen-Age, qui se résignait à ne cerner son objet
d'étude, Dieu, que par
<i>ce qu'il n'est pas</i>
, les sciences cognitives n'arrivent aussi qu'à une caractérisation
<i>par défaut</i>
de l'homme. Ce serait un premier résultat intéressant, en en attendant d'autres...
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