9.6 Une science synthétique (/modélisation)
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Au delà des motivations pragmatiques du progrès technique examinés à la section 9.4.4,
page 166, la recherche
<br/>
du progrès scientifique fournit d’autres motifs plus puissants pour se rapprocher des
architectures et des processus
<br/>
biologiques. Il s’agit cette fois de considérer l’approche animat comme un complément à la
recherche en biologie et
<br/>
en psychologie visant à permettre la validation ou l’invalidation de présupposés sur les
faits biologiques au travers
<br/>
de simulations informatiques ou d’expériences robotiques. Dans un article d’épistémologie
consacré à la contri-bution
<br/>
possible de l’approche animat en biologie, B. Webb 31 met en évidence la contribution de
la modélisation
<br/>
informatique pour élaborer des théories biologiques. Elle cite notamment J. Maynard Smith :
<br/>
« [La modélisation est] importante parce que la biologie est pleine d’assertions verbales
selon les-quelles
<br/>
un certain mécanisme va produire un certain résultat, alors qu’en fait ce n’est pas le cas
<i>a </i>
. »
<br/>
in [Maynard Smith, 1988] p. 231
<br/>
Les simulations et les expériences que produisent l’approche animat permettent en outre de
faire naître de
<br/>
nouvelles questions qui contribuent à orienter et approfondir la recherche de modèles
théoriques en biologie et en
<br/>
psychologie. Cette dimension de l’approche animat en fait une
<i>science synthétique </i>
qui contribue globalement à la
<br/>
compréhension du vivant. La compréhension de l’approche animat en tant que science
synthétique est assurément
<br/>
celle qui domine dans le cadre de ce mémoire. Nous avons déjà indiqué le rôle de la
simulation informatique et
<br/>
de la robotique dans la validation de modèles théoriques à la section 2.4, page 47. Dans
cette section, nous allons
<br/>
examiner les spécificités de l’approche animat sur ce point.
</p>