Carnap vs Quine
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Quine aurait définitivement réfuté la doctrine carnapienne selon laquelle on pourrait
effectuer une
<b>distinction tranchée entre les des énoncés vrais en vertu de leur signification et des
énoncés vrais en vertu des faits</b>
, et par là même il aurait ruiné les conceptions philosophiques qui reposent sur cette
distinction, et en particulier la théorie selon laquelle la connaissance des vérités
nécessaires et des vérités a priori ( et les vérités logiques en particulier) sont des
connaissances analytiques, c'est-à-dire des connaissances de significations. Bien entendu
la critique de Quine n'implique aucun retour à une conception kantienne de l'a priori ;
elle a ceci de commun avec les thèses viennoises qu'elle se réclame de l'empirisme et
rejette tout recours à l'intuition ou au synthétique a priori. Mais elle revient, par delà
l'empirisme logique des viennois, à l'empirisme de Mill.
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