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Hyperbole, euphémisme, litote, antithèse, périphrase, antiphrase, oxymore

    <p class=default>
      
        <b>L'Hyperbole</b>
      
      
         met en relief une idée en poussant l'exagération. Parler d'une fortune incalculable ou 
        d'une force surhumaine pour qualifier celle d'un homme. 
      
    <br/>
      
        Dire, comme Tristan L'Hermine, un Précieux du XVIIème siècle, pour exprimer l'extase d'un 
        baiser : 
      
    <br/>
      
        "J'ai rencontré ma mort sur un bouton de rose…" 
      
    <br/>
      
        Ou bien comme San-Antonio : 
      
    <br/>
      
        "Le beaujolais nouveau coulait d'abondance, comme d'un chéneau, le trop-plein d'un orage". 
        (Napoléon Pommier) 
      
    <br/>
      
        <b>L'Euphémisme</b>
      
      
         adoucit par la forme, l'aspect choquant ou désagréable du fond : 
      
    <br/>
      
        "La fourmi n'est pas prêteuse : (plutôt que « très avare ») 
      
    <br/>
      
        C'est là son moindre défaut". 
      
    <br/>
      
        (« La Cigale et la Fourmi », Jean de La Fontaine).
      
    <br/>
      
        <b>La Litote</b>
      
      
         exprime le moins pour suggérer le plus comme dans les expressions : 
      
    <br/>
      
        « c'est loin d'être mauvais, ce n'est pas mal du tout, etc. »
      
    <br/>
      
        <b>L'Antithèse</b>
      
      
         met ensemble ou en parallèle deux termes antinomiques, comme la chute du sonnet d'Oronte 
        dans « le Misanthrope» de Molière : 
      
    <br/>
      
        "Belle Phillis, on désespère, 
      
    <br/>
      
        Alors qu'on espère toujours."
      
    <br/>
      
        <b>La Périphrase</b>
      
      
         évoque une personne ou un objet sans le désigner directement mais en utilisant une phrase 
        par allusion : 
      
    <br/>
      
        "La femme du lion mourut; 
      
    <br/>
      
        Aussitôt chacun accourut 
      
    <br/>
      
        Pour s'acquitter envers le prince 
      
    <br/>
      
        De certains compliments de consolation"…. 
      
    <br/>
      
        (« Les Obsèques de la lionne », La Fontaine)
      
    <br/>
      
        Si La Fontaine avait commencé par : « La lionne mourut », il aurait écrit une autre fable… 
      
    <br/>
      
        <b>L'Antiphrase</b>
      
      
         exprime avec ironie le contraire de ce que l'on veut dire : 
      
    <br/>
      
        "J'étais seul l'autre soir, au Théâtre-Français, 
      
    <br/>
      
        Ou presque seul; l'auteur n'avait pas grand succès. 
      
    <br/>
      
        Ce n'était que Molière"… 
      
    <br/>
      
        (« Une soirée perdue », Alfred de Musset) 
      
    <br/>
      
        "J'avais le dynamisme d'un commissaire de police du Cantal à la veille de sa retraite." 
      
    <br/>
      
        (“Napoléon Pommier”, San-Antonio)
      
    <br/>
      
        <b>L'oxymore</b>
      
      
         associe deux mots qui sont totalement en opposition : 
      
    <br/>
      
        "Le spectacle était épouvantable et charmant. Gavroche, fusillé, taquinait la fusillade. 
        Il avait l'air de s'amuser beaucoup. C'était le moineau becquetant les chasseurs." 
      
    <br/>
      
        (« Les Misérables », Victor Hugo)
      
    </p>

<p>

      
        
      
    <br/>
      
        
      
    </p>

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