Structure émergente
<p class=default>
Le blend contient une structure propre qui émerge et qui n'existe pas dans les espaces
initiaux. Premièrement, la
<i>composition</i>
<u> </u>
des éléments pris aux espaces initiaux rend possible des rapports dans le blend qui
n'existent pas dans les espaces initiaux, les espaces d'entrée. Par exemple, dans le blend
mais pas dans les espaces initiaux, il y a deux moines en marche. Ils marchent dans les
directions opposées, et leurs positions peuvent être comparées à tout moment du voyage.
Ceci vient de la composition.
<br/>
Deuxièmement, la
<i>complémentation,</i>
l'achèvement, apporte la structure supplémentaire au blend. La scène dans laquelle les
deux moines marchent sur le même sentier peut être considérée comme une partie d'un cadre
conceptuel familier, dans lequel deux personnes se rapprochent l'une de l'autre sur un
sentier. Par la complémentation ce cadre familier est recruté pour le blend.
<br/>
Troisièmement, dans l'élaboration, nous élaborons le "blend" en le développant selon ses
principes. Dans le cas du moine bouddhiste, nous savons, en recourant à notre "bon sens",
c'est-à-dire selon les structures recrutées pour être utilisées dans le blend par la
complémentation, que les deux personnes se rencontreront nécessairement à une certaine
heure de leur voyage. Il n'y a pas de rencontre dans l'espace générique ou dans les
espaces initiaux, mais une rencontre se produit dans le blend, et elle provoque
l'inférence centrale.
<br/>
Le blend reste accroché aux espaces initiaux. Les propriétés structurales du blend peuvent
donc être projetées en retour sur les espaces initiaux. Dans l'énigme du moine bouddhiste,
à cause de la familiarité du cadre conceptuel obtenu par la complémentation, l'inférence
selon laquelle il y a une heure et un endroit où les moines se rencontrent s'impose
automatiquement. La projection en retour de cette inférence entraînée par le blend donne
un nouveau rapport entre les espaces initiaux :
<br/>
</p>