Arbalète à tour
Cet engin, plus utilisé par les assiégés que par les assiégeants, se différenciait des trébuchets et autres catapultes par sa précision de tire. En effet, grâce à trois roues, l’arbalète pouvait être pivoté de droite à gauche et son extrémité monté ou descendu à l’aide d’une crémaillère située à l’arrière. Un dard de plus de cinq mètres de long, lancé sur les assaillants, causait de gros dommages. Par ces caractéristiques, elle se rapprochait beaucoup de l’artillerie.

Son chargement était très simple. A l’aide d’une crémaillère, on remontait la corde jusqu’à une détente où elle venait s’accrocher. Le chargeur plaçait le dard et le tireur, tirait franchement sur l’anneau situé au bout de l’arbre, ce qui libérait, grâce à une tige reliant la détente à cet anneau, la corde et projetait l’immense flèche.