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Comtes, Mâcon

Géographie

Le Mâconnais se compose de plusieurs zones géographiques bien différenciées globalement orientées nord-sud. La première est le val de Saône, étroite bande d'alluvions consacrée aux cultures et à la prairie où passent d'importantes voies de communication (la route nationale 6, l'autoroute A6, les voies ferrées du TGV et de la ligne Paris-Lyon-Méditerranée, la Saône canalisée) et où se trouvent des activités diversifiées.

La deuxième zone est celle des coteaux dont les pentes portent le fameux vignoble du Mâconnais, zone caractérisée par une succession de chaînons calcaires – les monts du Mâconnais – séparés par des vallées longitudinales.

En direction de l'ouest, ces monts du Mâconnais gagnent en altitude et une arête en partie cristalline porte les points culminants du Mâconnais, les sommets atteignant 487 mètres non loin de la roche d'Aujoux (à la hauteur de Tournus)3, 579 mètres au mont Saint-Romain, 758 au signal de la Mère Boitier et 771 mètres au mont Saint-Cyr ; cette zone est le domaine de l'élevage et la forêt.

Histoire

Dans l'Antiquité, le Mâconnais est un pagus de la cité gallo-romaine de Matisco, l'actuelle Mâcon.

À l'époque carolingienne, le pagus devient un comté. Au XIe siècle le comte de Mâcon perd progressivement son pouvoir souverain dans l'étendue du pagus matisconensis.

Sans postérité, le dernier comte, Jean de Dreux et de Braine, et sa veuve, Alix, comtesse de Mâcon et de Vienne, vendent en 1239 le comté au roi de France, Saint Louis, qui l'incorpore au domaine royal (le titre de comte de Vienne restant aux oncles d'Alix) ; un bailli royal est aussitôt installé à Mâcon, Aumaury de Courcelles (dont le dernier successeur ne disparaîtra qu'en 1790).

Rendu au duché de Bourgogne en 1435 dans le cadre du traité d'Arras, le comté de Mâcon est définitivement annexé au royaume – avec l'ensemble de la Bourgogne – après 1477, année de la défaite et de la mort du duc Charles le Téméraire vaincu par Louis XI.