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Raphaëlle Billetdoux

Raphaële Marie Billetdoux, née le 28 février 1951 à Paris, est une écrivaine, journaliste et réalisatrice française.

Fille du dramaturge François Billetdoux et d’Évelyne Colin, elle grandit dans un milieu très marqué par le théâtre et la littérature, dont elle retiendra à la fois l’élan créateur et la pesanteur familiale.

Elle commence sa vie professionnelle comme assistante‑monteuse pour le cinéma et la télévision avant de devenir journaliste dans la presse féminine au milieu des années 1970.

Parallèlement, elle écrit ses premiers romans : Jeune Fille en silence (1971) puis L’Ouverture des bras de l’homme (1973), qui reçoivent un accueil critique attentif.

Prends garde à la douceur des choses (1976) lui vaut le prix Interallié et l’impose comme une voix singulière, mêlant lyrisme, sensualité et inquiétude existentielle.

Lettre d’excuse (1981) obtient ensuite un prix de l’Académie française, confirmant l’importance de son œuvre dans le paysage romanesque.

En 1980, elle réalise le long‑métrage La Femme enfant, poursuivant ainsi son exploration des relations affectives et des troubles identitaires à l’écran.

Son roman Mes nuits sont plus belles que vos jours, publié en 1985 chez Grasset et couronné par le prix Renaudot, raconte une passion fulgurante condensée en quelques nuits, dans une langue très visuelle et sensuelle.

La suite de son œuvre, avec Entrez et fermez la porte, Mélanie dans un vent terrible ou encore En s’agenouillant, approfondit les thèmes de l’amour, de la filiation et de la mémoire.

Après la mort de son mari Paul Guilbert, en 2002, elle choisit de se faire appeler Marie Billetdoux et se tourne vers des textes plus ouvertement autobiographiques et réflexifs.

Un peu de désir, sinon je meurs, C’est encore moi qui vous écris ou Femme prenant plaisir à ses fureurs reviennent sur son histoire familiale, la figure maternelle et les difficultés du métier d’écrivain.

À travers romans, films et récits, Raphaële Billetdoux interroge la violence des passions, l’emprise des liens familiaux et la quête d’une parole personnelle affranchie.

Son écriture, tout en éclats d’images et en intensité émotionnelle, fait d’elle une figure marquante de la littérature française de la fin du XXe siècle et du début du XXIe.