Max Olivier-Lacamp
Max Olivier-Lacamp, né Max Jules Alexis Marcel Olivier le 2 mars 1914 au Havre et mort le 17 juin 1983 à Meudon, est un journaliste, grand reporter et écrivain français.
Cofondateur de l’Agence France-Presse à la Libération, il devient ensuite grand reporter au Figaro, où il couvre de nombreux événements internationaux.
En 1947, il est envoyé en Inde comme correspondant pour l’Asie moyenne (Pakistan, Afghanistan, Népal, Birmanie) et assiste directement à la partition du sous-continent.
Très marqué par les violences et les bouleversements de cette période, il en tirera plusieurs livres de reportage et de réflexion sur l’Asie.
Ses essais L’Inde, Impasse indienne puis Les Deux Asies interrogent les contrastes entre monde indien et Extrême-Orient, et la manière dont l’Occident se représente l’Asie.
Olivier-Lacamp réside ensuite en Corée, pays auquel il consacrera plus tard Le Matin calme : Corée d’hier et d’aujourd’hui.
Parallèlement à son activité de journaliste, il construit une œuvre romanesque où se mêlent goût de l’enquête, sens du paysage et attention aux déchirements historiques.
Son roman Les Feux de la colère, publié chez Grasset en 1969, qui revient sur la guerre des Camisards dans les Cévennes, reçoit le prix Renaudot.
Il poursuivra dans cette veine avec Le Kief et Les Chemins de Montvézy, romans ancrés dans des lieux forts (Cévennes, Havre, Montvézy) et dans les tensions entre anciens et nouveaux mondes.
Son écriture, à la croisée du reportage et du récit, met en valeur les marges géographiques (Asie, Cévennes) autant que les fractures politiques et religieuses.
Membre de l’Académie des sciences d’outre-mer, lauréat du prix Albert-Londres en 1958, il incarne la figure du journaliste-écrivain ouvert aux autres cultures.
Max Olivier-Lacamp laisse ainsi une œuvre marquée par le souci de comprendre les peuples et les paysages qu’il traverse, et de restituer, par la littérature, la complexité du XXe siècle.