Martin Mongin
📚 Qui est Martin Mongin
- Né en 1979, Martin Mongin a d’abord été professeur de philosophie. (Wikipédia)
- Il a publié plusieurs essais, articles et pamphlets — notamment dans des revues comme Le Monde diplomatique — souvent sous pseudonyme. (editions-tusitala.org)
- Depuis 2019, il s’est pleinement consacré à la fiction romanesque. (editions-tusitala.org)
- Il collabore aussi avec des compagnies de théâtre, ce qui témoigne d’un goût pour la mise en scène, le jeu, la performativité — ce qui éclaire pas mal sa façon d’écrire “tout sauf du convenu”. (editions-tusitala.org)
En gros : un penseur, un “artisan de l’écriture et de l’imaginaire”, mi-philosophe, mi-romancier, qui cherche moins à “divertir” qu’à secouer — les idées, les certitudes, les genres littéraires.
✅ Son œuvre — principaux romans
Voici les œuvres majeures qu’il a publiées jusqu’à maintenant : (editions-tusitala.org)
| Francis Rissin | 2019 | Premier roman, ovni littéraire. Composé d’une série de “documents” très variés — portrait, biographie, journal intime, etc. — tournant autour d’un personnage énigmatique “Francis Rissin”. L’objectif : brouiller les repères, interroger la réalité et la fiction. (Wikipédia) — Ce format “puzzle narratif” rend l’œuvre déroutante mais fascinante. |
| Le Chomor ; manuel des joueurs | 2022 | Toujours cette esthétique d’écriture éclatée, mélange de genres : conte fantastique, polar, roman “jeu”, critique sociale/politique, fiction spéculative. Le roman traverse des mondes souterrains, des symboliques fortes — grotte, mythe, révolte — tout un imaginaire souterrain. (Wikipédia) |
| Le Livre des Comptes | 2025 | Dernier en date. Il oscille entre science-fiction, satire politique, conte, roman picaresque. L’enjeu : un livre fictif dont la publication pourrait bouleverser l’ordre social — une intrigue qui mêle utopie, critique du pouvoir, fantasmes collectifs, dimension métaphysique. (editions-tusitala.org) |
À ces romans s’ajoutent des travaux plus marginaux, essais, récits, pamphlets, autofictions, parfois auto-édités. (editions-tusitala.org)
🎯 Ce qu’il cherche — ses obsessions, son style
Si j’essaie de tracer les lignes directrices de son œuvre, voilà ce que je vois comme marqueurs récurrents :
- Hybridité des formes : Mongin n’aime pas le roman “classique”. Il découpe ses récits en parties très diverses (documents, contes, chapitres éclatés, récits imbriqués). Le faux-document, le récit “multi-voix”, le mélange des genres — tout ça lui permet de brouiller les repères du lecteur, de le déstabiliser, d’interroger le réel. (bibliosurf.com)
- Porosité entre fiction, politique, réalité : ses récits flirtent souvent avec la satire, la critique sociale ou politique. Il interroge le pouvoir, la vérité, la manipulation, la possibilité d’un monde différent. (editions-tusitala.org)
- Goût de l’imaginaire débridé : fantastique, science-fiction, grottes mystérieuses, mythes modernes, utopies renversées… L’univers narratif de Mongin n’a pas peur du grand écart, de l’abstraction, de l’excès, de la folie. (Les Solitaires Intempestifs)
- Ambition littéraire audacieuse : plutôt que de viser le confort, il vise le vertige, la dissonance, la remise en question. Ses romans ne sont pas faits pour rassurer, mais pour secouer. (linwoodmessina.com)
- Dimension philosophique & réflexive : son passé de professeur de philo transparait dans les enjeux de ses récits : vérité, identité, mémoire, manipulation, réalité perçue vs réalité construite. (editions-tusitala.org)
💡 Ce qu’on peut critiquer — les limites de son œuvre
MĂŞme les auteurs audacieux comme lui ont des failles. Voici ce qui peut gĂŞner chez Mongin :
- Le risque de l’illisibilité / de l’“OVNI” trop fou : son goût pour la fragmentation, la diversité des styles, la complexité narrative peut perdre / rebuter des lecteurs qui attendent un récit linéaire ou ancré. Ses romans ne sont pas “reposants”.
- Le fil narratif parfois hard to follow : dans un roman comme Francis Rissin, avec ses documents variés, les digressions, les changements de ton, on peut avoir du mal à saisir “où on est”, “qui parle”, “quand” — ce qui demande un engagement important du lecteur.
- L’équilibre fragile entre satire, folie, sérieux : l’humour, la subversion, l’absurde peuvent côtoyer des idées fortes — mais le mélange peut devenir instable : parfois brillant, parfois “trop”. Pour un goût, un esprit.
- Un style exigeant : ce n’est pas de la littérature “ légère ”. Il faut plonger, accepter le chaos, accepter de se faire bousculer. Ce n’est pas toujours confortable — mais c’est souvent stimulant.