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André Perrin

André Perrin (1903-1979) est un écrivain et journaliste français, lauréat du prix Renaudot en 1956 pour son roman Le Père. Né le 8 août 1903 dans le 19e arrondissement de Paris, il grandit dans le quartier populaire de Belleville, au sein d’un milieu ouvrier.

À quatorze ans, il commence à travailler comme coursier, avant d’être engagé comme secrétaire d’Henri Fabre, directeur du Journal du Peuple, ce qui le fait entrer dans le monde du journalisme. Il collabore ensuite à Le Matin puis à La Revue du mois, où il tient la critique littéraire.

Après la Seconde Guerre mondiale, Perrin abandonne progressivement le journalisme pour se consacrer entièrement à l’écriture romanesque. Il publie d’abord Mario et L’Indifférent en 1955, tous deux aux éditions Julliard, qui imposent sa voix de romancier réaliste venu des milieux modestes.

En 1956 paraît Le Père, également chez Julliard, récit quasi autobiographique situé à Belleville dans un foyer ouvrier, qui met en scène un père monteur en bronze, une mère fleuriste et leur enfant-narrateur. Ce roman, salué par la critique, reçoit le prix Renaudot et reste son œuvre la plus connue.

Perrin poursuivra plus tard son travail avec Au moulin des heures (1975), confirmant son intérêt pour les destins ordinaires et les milieux populaires. Son œuvre romanesque, brève mais cohérente, se caractérise par une écriture simple, précise, sans effets inutiles, au service de personnages profondément ancrés dans la réalité sociale.

Figure discrète de la littérature française du XXe siècle, André Perrin occupe une place singulière parmi les lauréats du Renaudot. Par le regard qu’il porte sur Belleville, le monde ouvrier et les liens familiaux, il offre un témoignage sensible sur une France populaire en pleine mutation au lendemain de la guerre.