Open in TheBrain

Larrey Eric

[Eric Larrey]


Nom complet : Eric Larrey (nom civil public ; autres prénoms non documentés)

Naissance : date et lieu de naissance non documentés dans les sources publiques consultées à ce jour

Décès : vivant (aucune information de décès ; auteur en activité au XXIe siècle)

Nationalité : française

Période d’activité : c. 2019–… (cycle de romans holmésiens et récits associés)

Genres : roman policier, polar historique, pastiche holmésien, nouvelles policières ; projet de roman steampunk

Profession(s) : ingénieur de formation (École Centrale de Lyon, doctorat) et chercheur en sciences/ingénierie ; écrivain de romans policiers historiques centrés sur un jeune Sherlock Holmes à Lyon

🌿 Biographie (synthèse)

Les informations biographiques disponibles sur Eric Larrey restent limitées et proviennent surtout d’entretiens, de notices d’auteur sur des sites de lecteurs et d’un long entretien accordé au webzine holmésien La Gazette du 221B. Il s’y présente comme un ingénieur de formation, diplômé de l’École Centrale de Lyon, où il a ensuite soutenu un doctorat avant de travailler longtemps dans la recherche. Ce bagage scientifique et technique nourrit son goût pour les dispositifs d’enquête, les innovations techniques du XIXe siècle et l’arrière-plan policier de ses intrigues.

Larrey se décrit lui-même comme passionné par l’histoire, en particulier par le XIXe siècle, par la ville de Lyon et par les polars. Il revendique aussi un attachement fort à l’univers de Sherlock Holmes. C’est de cette double passion – pour le décor lyonnais et pour le détective créé par Conan Doyle – qu’est née l’idée d’une série de romans situant un jeune Sherlock en séjour à Lyon dans les années 1870. L’auteur parle de ce projet comme d’un défi personnel : transposer une figure littéraire ultra-codée dans un nouveau cadre urbain et historique, sans trahir l’esprit du canon.

Son activité d’écrivain commence à se rendre visible à partir de 2019, avec la parution en autoédition du premier roman du cycle Les enquêtes lyonnaises de Sherlock Holmes et Edmond Luciole. Suivent rapidement un deuxième et un troisième romans, puis des hors-série sous forme de nouvelles, avant un quatrième volume consacré à l’Exposition universelle. Parallèlement, il explique s’intéresser au steampunk et travailler à un roman relevant de ce registre, qui prolonge son goût pour les croisements entre XIXe siècle, technologie et imaginaire policier.

Les sources disponibles ne donnent pas de détails sur son enfance, sa vie familiale ou ses éventuels engagements politiques. L’image qui s’en dégage est celle d’un auteur venu tardivement à la fiction, depuis une carrière scientifique et d’ingénierie, et qui inscrit son écriture dans un dialogue constant entre érudition historique, culture holmésienne et attachement à Lyon.

📚 Romans et récits longs

L’essentiel de l’œuvre de fiction de Larrey est constitué par le cycle romanesque Les enquêtes lyonnaises de Sherlock Holmes et Edmond Luciole, qui suit chronologiquement la jeunesse du détective dans la ville de Lyon à partir de 1870. Il s’agit de romans policiers historiques de longueur classique, publiés en autoédition.

Les Enquêtes lyonnaises de Sherlock Holmes et Edmond Luciole, tome 1 : L’Affaire des colonels (2019). Premier roman du cycle, il met en place la situation de départ : Edmond Luciole, jeune journaliste installé à Lyon, accepte d’héberger pour quelques semaines un cousin britannique, Sherlock Holmes, encore adolescent. Au même moment, plusieurs colonels de la place militaire lyonnaise meurent dans des circonstances officiellement naturelles, mais que Sherlock juge suspectes. Le duo mène l’enquête dans un Lyon de 1870 minutieusement reconstitué, entre milieux militaires, réseaux d’espionnage et tensions politiques de la fin du Second Empire. Le roman installe les figures d’Edmond (double français du docteur Watson), de Sherlock (16–17 ans), ainsi que de personnages secondaires comme la logeuse Maryvonne.

Les Enquêtes lyonnaises de Sherlock Holmes et Edmond Luciole, tome 2 : L’Affaire du huitième coffret (2019). Le deuxième volume déplace l’enquête vers le monde de la banque et de la haute bourgeoisie lyonnaise. Les jumeaux Boulin-Chevalier, banquiers entreprenants, ont mis en place un service moderne de coffres numérotés dans une salle forte souterraine hautement sécurisée. Un matin, ils constatent qu’un intrus a réussi à pénétrer dans la salle forte sans rien voler, mais en déplaçant un seul coffret : le numéro huit. La question n’est plus seulement « qui a pris quoi ? », mais pourquoi déranger l’ordre des coffres au prix d’un tel exploit. Edmond et Sherlock sont appelés pour une enquête qui se déroule sur fond de guerre franco-prussienne imminente, ce qui ajoute une dimension historique et politique à l’énigme policière.

Les Enquêtes lyonnaises de Sherlock Holmes et Edmond Luciole, tome 3 : L’Affaire des guérisseurs (2020). Ce troisième roman poursuit la chronologie en 1871, juste après la guerre. Edmond commence à souffrir du décalage entre le regard admiratif porté sur Sherlock et le sentiment d’infériorité qu’il ressent dans leur association. Tandis qu’il cherche sa place face au génie de son partenaire, l’agence reçoit un client pris dans une machination étrange liée à des « guérisseurs » dont les pratiques se situent à la frontière entre tradition populaire, charlatanisme et croyances occultes. Le roman mêle ainsi interrogation intime (le statut du « second » dans un duo dominé par un génie) et enquête sur les zones grises entre médecine officielle et pratiques parallèles.

Les Enquêtes lyonnaises de Sherlock Holmes et Edmond Luciole, tome 4 : L’Affaire de l’Exposition universelle (2025). Quatrième opus, annoncé et commenté dans la presse holmésienne francophone, il transporte Edmond et Sherlock dans le contexte de la préparation de l’Exposition universelle que Lyon ambitionne d’accueillir. La France sort à peine de la guerre contre la Prusse ; des tensions diplomatiques persistent. Les deux détectives, rejoints par Clarisse (sœur de la fiancée d’Edmond), se trouvent impliqués dans une intrigue géopolitique complexe, liée à la disparition d’un représentant britannique et à des enjeux de prestige international. Le roman accentue la dimension politico-diplomatique des enquêtes, tout en maintenant l’ancrage lyonnais et la dynamique du duo.

Dans ces quatre romans, Larrey construit un véritable cycle, où l’on suit non seulement des affaires distinctes mais aussi l’évolution des personnages, du contexte historique (de 1870 au milieu des années 1870) et de la ville elle-même, en pleine mutation architecturale et symbolique (construction annoncée de la basilique de Fourvière, modernisation urbaine, etc.).

🧩 Nouvelles, récits brefs, essais, journaux et correspondances

Autour de ce noyau romanesque, Larrey développe un ensemble de récits brefs qui prolongent et densifient l’univers des enquêtes lyonnaises.

Les Enquêtes lyonnaises de Sherlock Holmes et Edmond Luciole (Nouvelles), tome 1 : L’Affaire du musée (2022). Cette nouvelle met en scène un cambriolage annoncé au Palais des Arts, institution culturelle de Lyon. Le directeur reçoit une lettre anonyme lui signalant qu’un tableau va être volé dans la nuit même. Sherlock (19 ans dans cette histoire) et Edmond doivent déjouer un vol dont le coupable a cyniquement prévenu sa victime. Le récit travaille le motif classique du cambriolage d’œuvre d’art, tout en exploitant le décor lyonnais et la dynamique du duo.

Les Enquêtes lyonnaises de Sherlock Holmes et Edmond Luciole (Nouvelles), tome 2 : L’Affaire de Noël (2022). Située en décembre 1874, cette nouvelle reprend le duo dans une Lyon enneigée à l’approche de Noël. Edmond espère un répit après une année chargée, mais un industriel se fait voler un prototype technologique auquel il tenait particulièrement. L’enquête, menée par un Sherlock d’une vingtaine d’années, combine ambiance hivernale, décor urbain et motifs industriels (invention, espionnage économique), dans un ton que certains critiques rapprochent des contes de Noël teintés de mystère.

Par ailleurs, Larrey publie des textes courts dans des revues spécialisées sur Sherlock Holmes, notamment La Gazette du 221B, où apparaissent des enquêtes ou des fragments mettant en scène Edmond et Sherlock à Lyon. Ces récits contribuent à étoffer l’univers, à explorer des épisodes intermédiaires et à tester des variations de ton ou de dispositif narratif.

À ce jour, aucune activité soutenue dans les domaines de l’essai, du journal intime ou de la correspondance publiée n’est documentée. Les entretiens accordés à des webzines spécialisés jouent en revanche un rôle important pour expliciter la genèse des romans et les choix de l’auteur, en particulier sur le plan historique et géographique.

🎭 Thèmes, motifs et imaginaire

L’un des axes centraux de l’imaginaire de Larrey est la relecture de la figure de Sherlock Holmes à travers le prisme de la jeunesse et du déplacement géographique. Plutôt que de reprendre le détective au sommet de sa carrière londonienne, il en fait un adolescent ou un jeune adulte en apprentissage, encore en train de forger sa méthode, ses obsessions (comme les cendres de tabac) et son rapport au monde. Ce détour par la jeunesse lui permet de mettre l’accent sur le doute, sur les tâtonnements et sur les relations fondatrices plutôt que sur la seule infallibilité du génie.

La transposition à Lyon constitue un second pilier de cet imaginaire. La ville n’est pas un simple décor interchangeable : elle est traitée comme un personnage à part entière, avec ses quartiers, ses pentes, ses traboules, ses institutions (banques, musées, places militaires) et ses spécificités sociales. Chaque roman met en jeu un milieu lyonnais particulier : le monde militaire dans L’Affaire des colonels, la banque et la haute bourgeoisie dans L’Affaire du huitième coffret, un réseau de guérisseurs et de pratiques parallèles de soin dans L’Affaire des guérisseurs, les élites politiques et diplomatiques dans L’Affaire de l’Exposition universelle. L’histoire locale s’entrelace avec l’histoire nationale (Fin du Second Empire, guerre de 1870, débuts de la Troisième République) et, dans le quatrième volume, avec des enjeux géopolitiques plus larges.

Les motifs récurrents incluent le duo d’enquêteurs complémentaires (un génie déductif et un narrateur plus « humain » et vulnérable), les figures féminines de soutien (Maryvonne, les proches d’Edmond, puis Clarisse), les lieux emblématiques de Lyon (montée de Choulans, traboules, Palais des Arts, parc de la Tête d’Or, etc.) et les dispositifs techniques ou institutionnels qui cristallisent l’intrigue (salle des coffres, prototype industriel, organisation d’une exposition universelle). L’univers de Larrey s’inscrit ainsi dans une veine de roman d’énigme historique où l’espace urbain, la modernité technique naissante et les tensions politiques forment un arrière-plan fortement structurant.

🧠 Style, écriture & procédés

Les retours de lecture et les critiques de blogs spécialisés décrivent l’écriture de Larrey comme claire, efficace et respectueuse de l’esprit de Conan Doyle sans verser dans la pastiche servile. Le registre de langue reste généralement soutenu mais accessible, avec un effort pour restituer une coloration XIXe siècle sans archaïsmes pesants. Le souci de documentation historique est régulièrement noté : descriptions de la ville, de ses institutions, de ses usages et du contexte politique ; pour autant, cette dimension érudite est perçue comme bien intégrée à l’action.

Sur le plan narratif, la série adopte un dispositif proche du canon holmésien : Edmond Luciole assume la fonction de narrateur, relatant a posteriori les enquêtes menées au côté de Sherlock. Ce choix permet à la fois de maintenir une certaine opacité autour du fonctionnement mental du détective et de donner au récit une tonalité subjective et empathique centrée sur Edmond. Larrey exploite le contraste entre la brillance parfois déconcertante de Sherlock et la sensibilité plus ordinaire d’Edmond, ce qui donne lieu à des scènes où l’admiration se mêle au doute, voire au ressentiment discret.

Les intrigues relèvent du roman d’énigme classique, avec une construction en étapes : exposition d’une situation apparemment insoluble, récolte d’indices sur le terrain lyonnais, confrontations avec des témoins et des suspects, reconstitutions successives, puis révélation finale. On y trouve peu de ruptures formelles radicales ; l’innovation se situe plutôt dans le décentrement géographique (Lyon au lieu de Londres) et historique (années 1870) que dans les expérimentations de structure. L’humour discret, l’ironie envers certains milieux sociaux et la mise en valeur de personnages secondaires attachants contribuent au charme de ces récits.

🧬 Réception critique & postérité

La réception de l’œuvre de Larrey reste pour l’instant celle d’un auteur de niche, apprécié dans des cercles de lectrices et lecteurs amateurs de Sherlock Holmes, de polar historique et de littérature lyonnaise. Les chroniques publiées sur des blogs spécialisés, sur des sites de lecture et dans des revues holmésiennes sont globalement très positives : elles saluent la qualité de la reconstitution historique, la cohérence du jeune Sherlock avec la figure canonique et l’attachement au décor lyonnais. Certaines critiques mettent en avant la réussite du pari consistant à transposer Sherlock hors de Londres, tout en conservant ses traits fondamentaux.

Sur le plan institutionnel, Larrey n’a pas (à ce jour) acquis le statut d’auteur canonique dans les histoires générales de la littérature ou les programmes scolaires. Sa place se situe plutôt à l’intersection de plusieurs sous-champs : celui des pastiches holmésiens, très fourni au niveau international ; celui du polar historique français contemporain ; et celui des fictions qui mettent en avant une grande ville française comme personnage.

Dans la sphère holmésienne francophone, il occupe néanmoins une position reconnue : La Gazette du 221B lui consacre des entretiens et des comptes rendus réguliers, et ses livres sont recommandés aux amateurs de variations autour du détective. L’évolution de sa postérité dépendra sans doute de la poursuite du cycle, de la diffusion éventuelle de son projet steampunk et, plus largement, de la visibilité des éditons indépendantes et de l’autoédition dans le champ du polar historique.


📂 Bibliographie

Œuvres principales (romans et cycles de fiction)

Les Enquêtes lyonnaises de Sherlock Holmes et Edmond Luciole, tome 1 : L’Affaire des colonels, roman policier historique, 2019 (Independently Published). Première enquête longue du duo Edmond Luciole / Sherlock Holmes dans le Lyon de 1870.

Les Enquêtes lyonnaises de Sherlock Holmes et Edmond Luciole, tome 2 : L’Affaire du huitième coffret, roman policier historique, 2019 (Independently Published). Enquête autour d’une salle de coffres bancaires, sur fond de guerre franco-prussienne.

Les Enquêtes lyonnaises de Sherlock Holmes et Edmond Luciole, tome 3 : L’Affaire des guérisseurs, roman policier historique, 2020 (Independently published). Intrigue centrée sur une machination impliquant des guérisseurs dans le Lyon de 1871.

Les Enquêtes lyonnaises de Sherlock Holmes et Edmond Luciole, tome 4 : L’Affaire de l’Exposition universelle, roman policier historique, 2025 (autoédition). Enquête à dimension géopolitique, liée à la préparation d’une Exposition universelle et aux relations franco-britanniques.

Les Enquêtes lyonnaises de Sherlock Holmes et Edmond Luciole (Nouvelles), tome 1 : L’Affaire du musée, nouvelle policière, 2022. Cambriolage annoncé dans un musée lyonnais, avec un Sherlock d’environ dix-neuf ans.

Les Enquêtes lyonnaises de Sherlock Holmes et Edmond Luciole (Nouvelles), tome 2 : L’Affaire de Noël, nouvelle policière, 2022. Vol d’un prototype industriel à Lyon en décembre 1874, dans une atmosphère de conte de Noël.

Textes non fictionnels et entretiens

Entretiens avec Eric Larrey dans La Gazette du 221B (webzine francophone consacré à Sherlock Holmes), notamment un long entretien autour de la « jeunesse lyonnaise de Sherlock Holmes » où il revient sur sa formation d’ingénieur, la genèse de la série et son intérêt pour le steampunk.

Courtes notices biographiques et présentations de l’auteur sur des plateformes de lecteurs (Goodreads, Booknode, Livraddict) où il se décrit comme passionné d’histoire du XIXe siècle, de Lyon, de polars et de l’univers de Sherlock Holmes.

Quelques repères critiques

Comptes rendus et critiques de la série sur des blogs spécialisés, par exemple le blog de chronique de polars The Cannibal Lecteur, qui salue le pastiche holmésien, la qualité de la reconstitution historique et la cohérence du jeune Sherlock.

Articles de présentation et analyses brèves sur des sites consacrés à l’histoire et au patrimoine lyonnais, qui insistent sur la manière dont les romans mettent en valeur le Lyon des années 1870 comme décor romanesque.

Dossiers, notes de lecture et études courtes dans La Gazette du 221B, qui abordent l’apport de Larrey à l’univers holmésien francophone, le traitement de la géopolitique de fin de siècle dans ses intrigues et sa manière d’articuler enquête policière et histoire locale.

Les éléments biographiques plus précis (date et lieu de naissance, trajectoire professionnelle détaillée, autres projets littéraires hors du cycle holmésien) ne sont pas documentés dans les sources facilement accessibles. Ils mériteraient d’être complétés ultérieurement à partir d’ouvrages de référence, d’archives ou d’entretiens plus approfondis.

Attachments