La Vampire
Date de publication en français
La Vampire (souvent associé au cycle Vampires / La Ville‑Vampire) paraît en feuilleton au milieu du XIXe siècle, puis en volume, en français.
Résumé
Le roman met en scène une figure féminine vampirique, parfois nommée Ruthwen, qui traverse les milieux aristocratiques et bourgeois en se nourrissant symboliquement (et parfois littéralement) de la vie de ses victimes. Le décor urbain, souvent Londres ou Paris, sert de toile de fond à une série de rencontres, de séductions et de morts mystérieuses qui semblent suivre la trace de cette « vampire » moderne.
Analyse
La Vampire illustre la manière dont Féval adapte le motif du vampire – popularisé par Polidori puis par d’autres – à la critique sociale du XIXe siècle. La créature surnaturelle est moins un monstre gothique isolé qu’une allégorie des forces prédatrices du capitalisme et de l’aristocratie décadente : elle vit du sang des autres comme les spéculateurs vivent du travail d’autrui.
Le roman contribue à l’émergence d’une veine « vampirique » spécifiquement française, où l’horreur se mêle au feuilleton criminel et au roman de mœurs. Il préfigure certaines thématiques du roman noir et de la littérature fantastique urbaine.