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06. Relations Structure Comportements - System behaviour

Les différents modèles de comportements

Les modèles de dynamique des systèmes sont très bien adaptés à l'étude des comportements élémentaires d'un système : croissance linéaire, croissance exponentielle, croissance logistique, équilibre (ou : états stables) et oscillations (figure 2.8). Ces processus régissent les systèmes et vous les rencontrerez dans tous les systèmes, quel que soit le domaine ou le type d'application.

Figure : Les six processus de base qui résultent des flux entre les stocks.

Le comportement d'un système plus complexe est toujours une combinaison de ces types de processus simples. Lorsque nous prenons plusieurs flux concurrents "simples" pour connecter plusieurs stocks dans un système, le comportement du système qui en résulte se transforme rapidement en un comportement complexe et non linéaire. Toutefois, ces types de processus ne se limitent pas à la modélisation de la dynamique des systèmes. Plus tard, lorsque nous aborderons la géosimulation des systèmes spatiaux, vous observerez comment la croissance, les oscillations et les états stables émergent de l'interaction locale entre les individus.

Sources :

Lesson 2 System dynamics | UNIGIS module: Spatial Simulation

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Limite

Vous rappelez-vous les nuages des diagrammes structurels des deux premiers chapitres ? Méfiez-vous d’eux ! Ce sont les principales sources de surprises systémiques.

Les nuages des schémas représentent l’origine et la destination des flux. Ce sont des stocks – sources et puits – que nous ignorons pour l’instant afin de simplifier la présente discussion. Ils indiquent la limite du diagramme d’un système. Ils indiquent rarement une limite réelle, car les systèmes en sont rarement dotés. Toutes choses sont liées entre elles, dit-on, et pas de façon nette. Il n’y a pas de limite clairement déterminable entre la mer et la terre, entre la sociologie et l’anthropologie, entre les gaz d’échappement d’une voiture et votre nez. Il n’y a que des limites de mots, de pensée, de perception et de consensus social – des frontières artificielles reposant sur un modèle mental.

Tout l’art consiste à se rappeler que c’est vous qui déterminez les limites, et que vous avez le pouvoir et le devoir de les reconsidérer à chaque nouveau débat, problème ou objectif. C’est un défi de rester suffisamment créatif pour abandonner les limites qui ont fonctionné pour le problème précédent et trouver celles qui seront les plus appropriées pour le suivant. Mais c’est une nécessité si l’on veut correctement résoudre les difficultés.

Comportement

Selon les chercheurs en sciences comportementales, nous n’interprétons déjà pas à la perfection les informations imparfaites dont nous disposons. Nous percevons mal les risques, en estimant que certaines choses sont bien plus dangereuses qu’elles ne le sont véritablement, et d’autres beaucoup moins. Nous vivons dans un présent exagéré – nous accordons trop d’attention à nos expériences récentes, et trop peu au passé, en nous concentrant sur les évènements actuels plutôt que sur les comportements à long terme. Nous occultons l’avenir à un point qui n’a aucun sens économique ou écologique. Nous n’attribuons pas aux signaux que nous recevons le poids qu’ils méritent. Nous sommes imperméables aux nouvelles qui nous déplaisent ou aux informations qui ne cadrent pas avec nos modèles mentaux. Autrement dit, nous ne prenons même pas les décisions optimales pour notre propre intérêt, sans parler de celui du système dans son ensemble

Sources :