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Commons to Commons

Présentation Commons To Commons 28 septembre 2016 | PPT

L’idée d’écosystème s’inscrit dans une longue histoire aux racines profondes pour la plupart des acteurs impliqués. Des affinités intellectuelles et amicales de longue date, des partages joyeux et complices, et des chemins parallèles sont venus nourrir un processus de gestation d’environ deux ans, au cours duquel une convergence a été tissée et a fait émerger la volonté de mettre en synergie les aventures des organisations respectives. La plupart des membres de Commons to Commons se sont retrouvés dans le cadre d’Open Château, en juin 2015, un événement poussé par “un collectif ouvert d’acteurs animés d’une même intention : celle de faire émerger un espace de rencontre, de reliance et de co-création autour de thématiques et de projets liés à la transition”. A l’occasion de cet événement, l’atelier intitulé “Meta” avait pour objectif de poser les bases d’un trans-organisationnel. C’est dans le cadre de ce terreau déjà fertile qu’à émergé l’envie de concrétiser et de structurer les convergences amorcées. La création de cet écosystème s’est ainsi amorcée à travers des rencontres : celle de Mathieu (et Commons to Commons ChezNous), de Julien (et du projet Spuntera), de Guillaume (et tous les membres de l’Assemblée Virtuelle), de Tibor (et les pixels humains du projet Communecter, OpenSystem ), d’Isabelle (et de l’Atelier Symbiotique), de Simon (en lien avec le collectif Unisson), de Mathias (avec On passe à l’Acte), et d’Armel (et le collectif Démocratie Ouverte). Le 2 octobre 2015, après des mois d’échanges informels (mais partiellement documentés), une partie de ces acteurs a finalement décidé de se réunir pour poser les bases d’un projet collectif avec une envie commune : passer à l’acte en vue de favoriser la construction d’une économie pair à pair et des communs. A la suite de cette rencontre, plusieurs interlocuteurs n’ont pas donné suite car ils ne souhaitaient pas rejoindre un collectif trop structuré à leurs yeux tel que Commons to Commons commençait déjà à se définir autour de la notion de code social (élément inspiré du code social de ChezNous). Cette différence dans la convergence fit émerger l’un des premiers piliers identitaires de Commons to Commons : pour ses acteurs, l’autonomie n’est pas synonyme d’absence de structuration. D’autres acteurs ont rejoint le projet : Francis (et les membres de l’association Practishare), Maïa (et les membres de l’association Semeoz), tandis que sa structuration opérationnelle était en marche : mise en place d’outils (Google Drive, wiki, slack), rédaction d’une première version d’un code social et d’un catalogue contributif, et mise en place de réunions hebdomadaires ...

Au cours du mois de février 2016, une rencontre a eu lieu à la maison de ChezNous, avec Mathieu, Thibaud, Gaelle, Isabelle, Julien, Armel et sa compagne, Guillaume, qui représentaient leurs organisations respectives. Rencontre riche et intéressante qui a permis de préciser certains éléments : Code social des acteurs présents, code social de notre aventure commune, convergence autour de la notion de système d’information territorial. Au cours du mois de mars 2016, après plusieurs mois de collaborations poussives, certains des acteurs ont ressenti le besoin de formaliser le code social de Commons to Commons - lequel était posé dans son esprit dès le mois d’octobre - à travers un processus de co-construction incluant les différentes parties prenantes. Ce processus de co-construction a permis de faire émerger plusieurs clivages au sein de Commons to Commons : Faut-il des règles (ou pas) pour assurer le fonctionnement de processus stigmergique ? Commons to Commons constitue-t-il une charge ou une ressource pour les organisations ? Souhaite t-on faire du centralisé ou du distribué ?

2 visions différentes ont très clairement émergé. Celle que nous présentons ci-dessous a été portée par Guillaume, Isabelle, Julien et Mathieu : L’établissement de règles claires et de principes opposables (enjeu du code social) est nécessaire à la constitution d’un territoire de confiance, d’équipotence, et de liberté permettant le développement de productions non-autorisées, autrement dit de processus stigmergiques alliant liberté d’initiative et collaborations croisées. Commons to Commons constitue un échelon pertinent de l’action dans la mesure où la diversité de ses projets et de ses ressources est - par définition - plus élevée qu’au sein de ses parties prenantes, prises individuellement. Le potentiel de mutualisation et de collaboration est ainsi plus important, ce qui doit permettre aux différentes organisations de gagner en efficience, en productivité, en opportunités. Commons to Commons constitue donc une ressource au service du développement des organisations et de leurs projets. L’enjeu n’est pas tant de développer un commun au service de la transition - fût-il génial, que de développer la capacité des communs à se relier entre eux, pour répondre ensemble, collectivement, de manière collaborative et décentralisée, aux besoins du monde de la transition. Sur le plan numérique, il existe néanmoins un point de centralisation - assimilable à un vecteur d’interopérabilité et de convergence : Les standards (technologies et protocoles) du web et du web sémantique, auxquels pourront s’ajouter la blockchain et d’autres technologies peut-être, lorsque celles-ci seront mature. La vision présentée ci-dessus, et exprimée dans le processus de rédaction du code social de Commons to commons, n’a pas permis à l’ensemble des acteurs de se retrouver dans une perspective commune. La méthodologie du code social a ainsi fait son oeuvre en permettant de clarifier les visions et intentions de chacun, ainsi que leurs dimensions sous-jacentes. Commons to Commons est ainsi né : d’un double processus de convergence et de différenciation ayant pris plusieurs années et se développant selon les principes édictés dans la suite du document.

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